Par La rédaction

PHOTOGRAPHIE // Du corps humain, Lionel Arnaudie saisit l’aspect malléable et plastique. Ses photographies de mode et artistiques rendent compte d’une esthétique aboutie, quasi-sculpturale, venant modeler chaque détail. Sa dernière série, IDOL, met en scène une identité masquée, glorifiée et idéalisée, qui semble faire appel au désir d’une foule anonyme et transparente.

Après HEROES (2012) et BRONZE (2013), Lionel Arnaudie dévoile une nouvelle série de photographies perpétuant son art du portrait. Il imagine un être sacralisé représenté sans vêtements qui, pour l’artiste, « véhiculent par nature des messages et renseignent sur l’identité de celui qui les porte ». Les portraits de la série IDOL mettent en scène un homme qui, par son masque et sa célébration, évoque un éventuel culte ésotérique. Focalisée sur la notion de corps et de mouvement, la construction de l’espace met en exergue cette idole dépouillée de toutes ces étiquettes, entrelacée dans une mêlée de corps nus. Fragile, semi-transparente, presque éteinte, c’est une foule d’anonymes qui semble glorifier cet homme idéalisé aux mensurations et à la musculature archétypales. « L’idole est est en quelque sorte un « soi augmenté », une projection de de ses fantasmes, un idéal : une personne que nous voudrions être mais que nous ne serons jamais », évoque Lionel Arnaudie. Déterminée entre la célébration du corps et la frustration des désirs, la figure divine modélise la versatilité de l’identité humaine dans une esthétique caravagiste. //


Lionel Arnaudie // www.lionelarnaudie.com


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