Par Maxime Gasnier

EXPOSITION // Pour la première fois, l’artiste allemand Wolfgang Tillmans investit la Tate Modern à Londres. Natures mortes, portraits, détails de paysages et fragments d’intimité : ses photographies, intégrées à un parcours sensoriel mêlant vidéo, édition et musique, sont à parcourir jusqu’au 11 juin prochain.

De Wolfgang Tillmans, on reconnaît cette capacité à saisir le temps. Le temps d’un mouvement, d’une lumière ; mais surtout le temps d’une pause, qui fige le reconnaissable dans une veine abstraite ou d’isolement. Comme point de départ de son exposition présentée à la Tate Modern, le photographe allemand s’appuie sur l’année 2003. Année qui représente le déclenchement d’une nouvelle époque, qui correspond aussi à l’invasion de l’Irak et des manifestations pacifistes. C’est d’ailleurs à travers une certaine quiétude que ses travaux relaient leur puissance : douceur des teintes, cohérence chromique, flous laiteux : on prend part à un voyage multivoque qui se distribue en plusieurs regards. En parallèle de son exposition, Wolfgang Tillmans développe une installation immersive, South Tank, dans l’espace du fameux Tanks rattaché à l’institution londonienne, où la lumière s’impose comme guide contemplatif, et pourquoi pas, spirituel. //


Exposition Wolfgang Tillmans : 2017
Jusqu’au 11 juin 2017 at Tate Modern
Bankside SE1 9TG  Londres
www.tate.org.uk


Wolfgang Tillmans, Sendeschluss – End of Broadcast, 2014 © Wolfgang Tillmans
Wolfgang Tillmans, Toukan, 2010 © Wolfgang Tillmans
Wolfgang Tillmans, Tag/Nacht III, 2015 © Wolfgang Tillmans
Wolfgang Tillmans, astro crusto, a 2012 © Wolfgang Tillmans
Wolfgang Tillmans, Juan Pablo & Karl, Chingaza, 2012 © Wolfgang Tillmans
Wolfgang Tillmans, Headlight (a), 2012 © Wolfgang Tillmans
Wolfgang Tillmans, Collum, 2011 © Wolfgang Tillmans
Wolfgang Tillmans, Sunset night drive, a 2014 © Wolfgang Tillmans